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Bluemind Foundation propose une solution pour améliorer la santé mentale des femmes en Afrique de l'Ouest, à travers la formation d'un réseau de coiffeuses secouristes, appelées à devenir le premier maillon de la chaîne de soins en santé mentale. Après un pilote mené en Côte d'Ivoire, au Cameroun et au Togo, le programme se déploie désormais en Côte d'Ivoire avec le soutien du Ministère de la Santé.
Projet porté par :


Selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 150 millions de personnes en Afrique vivent avec des troubles en santé mentale (OMS, 2025). Parmi les personnes affectées, une grande majorité ne reçoit aucun traitement ni soins, en grande partie en raison de lacunes de services adéquats, du manque de sensibilisation ou de la stigmatisation qui pèse sur ces troubles divers et méconnus. La majorité des pays africains compte en moyenne 1 psychiatre pour 500 000 personnes (contre 1 pour 5000 personnes d’après les recommandations de l’OMS) et seul un pays africain sur cinq dispose d’une politique de santé mentale formalisée.
Dans une enquête pilote menée par Bluemind Foundation auprès de 786 clientes des coiffeuses dans trois communes d'Abidjan, sept femmes sur dix déclarent se confier au moins « parfois » à leurs coiffeuses. Par ailleurs, les cheveux des femmes sont souvent associés à la santé et au bien-être (Holmes, 2010 ; Mbilishaka, 2018 ; McCann & Myers, 2021). Avec une formation adaptée, les coiffeuses peuvent devenir de véritables relais de sensibilisation, contribuant à briser les tabous et à déstigmatiser les troubles de santé mentale.

Le programme Heal by Hair vise à former des coiffeuses à devenir des premières intervenantes en leur apprenant à reconnaître les premiers signes de troubles, ou l'aggravation d'un trouble préexistant, à faire preuve d'une écoute active, et éventuellement à orienter leurs clientes en souffrance vers des thérapeutes identifiés. La formation, inspirée du guide Mental Health Gap Action (mhGAP) de l'Organisation mondiale de la Santé, se déroule sur trois jours en présentiel et couvre l'écoute active, le repérage précoce des troubles psychiques, la prévention des violences basées sur le genre, ainsi que la confidentialité et l'éthique professionnelle. Elle est complétée par un suivi mensuel de six mois, destiné à ancrer les pratiques dans le quotidien des ambassadrices, avec un accès à des ressources en ligne, ainsi qu’à des formations restreintes après l’obtention de la certification.
Le programme financé par le FID se déploie en deux phases :

Un an après les premières formations, une étude qualitative a été menée à Abidjan, Douala et Lomé, complétée par une évaluation quantitative pilote portant sur la session d'Abidjan. Sur 178 coiffeuses formées, 152 ont obtenu leur certification, traduisant une forte adhésion au dispositif. Une évaluation quantitative a également été menée dans la ville d’Abidjan, avec 247 coiffeuses enquêtées.
Parmi les effets observés :
Deux enseignements majeurs ressortent de cette phase pilote :
Fort de ces résultats, une évaluation d’impact est engagée en vue de consolider ces effets à plus grande échelle et améliorer les outils de mesure.
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