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Restaurer les passifs miniers et réduire l’exposition aux métaux lourds au Pérou
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MAÏA® est un baume répulsif anti-moustiques conçu et développé par l'entreprise sociale MAÏA Africa SAS. Après une première phase d'évaluation menée au Burkina Faso, le projet entre dans une nouvelle phase de recherche qui vise à générer des preuves d’impact sur l'efficacité du baume dans la réduction des cas de paludisme chez l'enfant.
Projet porté par :
En Afrique subsaharienne, le paludisme reste l'une des maladies les plus meurtrières. Elle affecte particulièrement les enfants et les femmes enceintes. Selon l'OMS, la région africaine concentre 94 % des cas de paludisme dans le monde en 2024, et 95 % des décès (OMS, 2025). D'après le dernier Rapport mondial sur le paludisme, la maladie a continué de progresser en 2024 avec 282 millions de cas recensés, en hausse de près de 9 millions par rapport à 2023. La mortalité a également augmenté, passant de 598 000 à 610 000 décès sur la même période (OMS, 2025). Au-delà des conséquences sanitaires, l'impact économique du paludisme est estimé à 12 milliards de dollars par an pour le continent africain.
Les moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) et les pulvérisations intradomiciliaires (PID) demeurent les deux méthodes de lutte vectorielle recommandées par l'OMS, responsables de 78 % des 663 millions de cas cliniques évités au cours des 15 dernières années. Depuis 2023, deux vaccins contre le paludisme sont également disponibles, recommandés par l'OMS comme composante d'une approche combinée d'interventions, notamment chez les jeunes enfants. Cependant, la résistance croissante aux insecticides réduit leur efficacité, et des études montrent que 10,6 millions de cas supplémentaires par an pourraient être attribués à la transmission extérieure, malgré une large mobilisation des méthodes reconnues MII et PID.

MAÏA® est un baume répulsif anti-moustiques conçu et développé au Burkina Faso et complémentaire des moustiquaires imprégnées d'insecticide.
Phase 1 (mars 2022 – janvier 2024) – Évaluation de l'adoption et de la volonté à payer (Burkina Faso)
Menée par Innovations for Poverty Action en partenariat avec l'Université Paris Dauphine-PSL et l'Institut de Recherche pour le Développement, la première phase de l'étude visait à évaluer :
Le financement du FID a permis :
Innovations for Poverty s'est appuyée sur les données d'enquête recueillies auprès de 3 120 ménages comptant au moins un enfant en bas âge, répartis dans 195 points de vente couvrant 4 régions, 6 provinces et 24 communes au Burkina Faso.
Phase 2 en cours – Génération de preuves épidémiologiques et entomologiques (Côte d'Ivoire)
Portée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine en partenariat avec l'Institut Pierre Richet, la deuxième phase vise à générer des preuves sur l'efficacité de MAÏA® dans la réduction des cas de paludisme chez l'enfant, dans une zone à transmission modérée à élevée près de Bouaké, en Côte d'Ivoire. Elle s'appuie sur trois volets complémentaires : l’efficacité épidémiologique, l’impact entomologique et l’évaluation sociale et économique.

L’évaluation randomisée a été menée dans 195 points de vente répartis sur 4 régions, 6 provinces et 24 communes, impliquant 3 120 ménages comptant au moins un enfant en bas âge. Les ménages ont été répartis aléatoirement en trois groupes de traitement, selon le niveau de subvention appliqué sur le prix de MAÏA® (gratuité, subvention à 50 % et prix plein).
Les résultats montrent une adoption forte et croissante du produit : l’utilisation déclarée de MAÏA® dans les 30 derniers jours passe de 57 % un mois après le lancement à 73 % à la fin de la saison des pluies.
L’effet prix est marqué : les ménages bénéficiant d’une gratuité utilisent la pommade trois fois plus que ceux payant le prix plein, et ceux bénéficiant d’une subvention à 50 % deux fois plus. Par ailleurs, la gratuité ne conduit pas à un gaspillage, puisque près de 90 % des ménages ayant accès gratuitement à MAÏA® l’utilisent effectivement, et 70–75 % dans les autres groupes.
L’étude confirme que MAÏA® agit comme un outil complémentaire aux moustiquaires imprégnées : environ 75 % des ménages continuent de les utiliser pendant l’intervention et près de 10% utilisent toujours les moustiquaires classiques, quel que soit le groupe. En revanche, le recours aux spirales et serpentins diminue, car les ménages substituent progressivement ces solutions à la pommade. La pommade est utilisée en priorité sur les personnes vulnérables dans les ménages, avec une application prioritaire sur les enfants en cas de restrictions financières au sein des foyers.
Enfin, l’évaluation montre des effets encourageants sur la pérennité de l’adoption : un an après la fin de l’intervention, 60 % des ménages ayant bénéficié de la gratuité continuent d’utiliser MAÏA®, contre un peu plus de 20 % dans les groupes sans subvention ou à 50 %. Ces résultats suggèrent qu’une période initiale de subvention peut favoriser une adoption durable et générer une demande sur le long terme.
Les résultats de la Phase 2, complémentaires à ceux de la phase 1, devront établir si MAÏA® peut être reconnu comme un outil de prévention du paludisme à part entière, complémentaire aux interventions existantes.
En générant des preuves épidémiologiques et entomologiques robustes dans le contexte ivoirien, l'étude ambitionne de montrer et de documenter l’impact sur l'incidence du paludisme chez l'enfant et de fournir les données nécessaires à une recommandation de politique publique.
1ère phase :
2ème phase :
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