En Inde, aider des enfants de 12 à 14 ans à reprendre le chemin de l’école

Avec le programme Sambhavana, l’organisation Humana People to People India (HPPI) souhaite aider des enfants déscolarisés de 12 à 14 ans à reprendre le chemin de l’école. Dans la phase pilote, HPPI teste trois solutions alternatives avec l’objectif d’optimiser l’impact du projet et sa mise à l’échelle. 

Pourquoi agir ?

En Inde, malgré des progrès considérables en matière de scolarisation, près de 4% des enfants âgés de 11 à 14 ans ne sont pas scolarisés. L’arrivée de la pandémie de Covid-19 a perturbé la scolarité de nombreux enfants du pays.

Dans l’État d’Haryana, 4,5 % des enfants, soit environ 65 000 enfants, ne sont pas scolarisés dans l’enseignement primaire supérieur contre 2 % en 2018. La moitié des enfants en huitième année dans les écoles publiques sont incapables d’effectuer des opérations mathématiques de base, et 27 % des enfants de ce niveau possèdent des compétences basiques en lecture (ASER Report 2020).

Les enfants déscolarisés, qui ont entre 11 à 14 ans, sont particulièrement vulnérables en raison de leur exclusion du système, des pressions socio-économiques qu’ils subissent et de leur sous-alphabétisation.

Innovation fondée sur des preuves d’impact

Sambhavana est un programme d’amélioration de l’apprentissage destiné aux écoles primaires supérieures/moyennes (classes 6, 7 et 8) et conçu pour les enfants non scolarisés de la tranche d’âge 12-14 ans.

Il combine l’apprentissage académique avec un enseignement basé sur l’expérience au développement holistique des enfants plus âgés. Le programme d’une durée de 24 mois est conçu pour garantir l’inscription des enfants, leur apprentissage et leur maintien à l’école au moins jusqu’à la fin de l’enseignement primaire (huitième année) et pour éliminer les obstacles qui les empêchent d’atteindre cet objectif.

Le programme est testé auprès de 450 enfants inscrits au projet pilote.

Résultats attendus

Le projet vise à analyser le potentiel d’expansion et l’impact de 3 modèles distincts avec l’implication du gouvernement local et, indépendamment avec des financement RSE (responsabilité sociale des entreprises) et des fondations :

  1. Modèle 1 : Modèle de base – Ce modèle “à coût moyen” vise un impact ciblé en offrant un apprentissage de haute qualité et un développement holistique des enfants grâce à une expérience enrichie par la technologie. Il est destiné à être mis en œuvre avec des fonds du secteur privé (responsabilité sociale des entreprises).
  2. Modèle 2 : Modèle amélioré – Ce modèle “à coût élevé et à impact élevé” envisage de “compléter” le centre Sambhavana du modèle 1 par des cours d’alphabétisation numérique et d’acquisition de compétences pratiques destinés aux enfants de 13 à 14 ans qui poursuivront des études supérieures ou chercheront un emploi. Ces deux voies nécessitent de solides bases d’alphabétisation numérique ainsi que d’expérience pratique. Ce projet devrait être mis en œuvre grâce au financement de “donateurs à fort potentiel” (RSE et fondations).
  3. Modèle 3 : Modèle intégré gouvernement-école à grande échelle – Étant donné le vaste réseau d’écoles publiques de l’Inde, établi en vertu de la loi sur le droit à l’éducation, qui garantit une éducation gratuite aux enfants jusqu’à l’âge de 14 ans, la mise à l’échelle du modèle Sambhavana par le biais des écoles publiques est une voie logique vers la mise à l’échelle. Il s’agit d’un modèle peu coûteux, peu technologique et basé sur des des ressources pédagogiques imprimées.

Un objectif important du projet est de collecter les indicateurs de mise en œuvre et de résultats du programme Sambhavana et de documenter les plans de mise à l’échelle potentiels pour chaque modèle. À long terme, les résultats de cette étude-pilote pourraient être exploités pour reproduire le projet Sambhavana afin d’atteindre un plus grand nombre d’enfants.

Présentation de l’équipe

Humana People to People (HPPI), une organisation de développement à but non lucratif créée en 1998, pilote le projet. HPPI possède plus de 23 ans d’expérience dans la mise en œuvre de projets locaux dans les domaines de l’éducation et de l’alphabétisation, et dans la collaboration avec les gouvernements pour intégrer les enfants non scolarisés (avec un apprentissage adapté à leur âge) dans le système scolaire public.