Bénin
Santé
La détection canine du cancer du sein pour faciliter le dépistage des femmes vulnérables au Bénin
La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) a élaboré, avec l’appui de l’Ecole d’Economie de Paris et un développeur local une application numérique permettant d’effectuer des recensements des propriétés immobilières et de calculer de manière plus précise et objective la taxe foncière municipale. Un premier financement par le FID d’une évaluation d’impact de l’innovation a permis de confirmer son intérêt afin d’augmenter les recettes fiscales locales dans une démarche d’équité pour les citoyens. Ces résultats prometteurs ont incité l’administration sénégalaise à mettre en œuvre la méthode sur l’ensemble du territoire national. Ce passage à l’échelle est soutenu par une subvention de Preuves d’Impact et Politiques publiques.
Projet déployé par :


Le Sénégal, comme de nombreux pays en voie de développement, peine à mobiliser les ressources fiscales pour financer les services et investissements publics, à l’instar de la taxe foncière qui ne représente que 2% des recettes fiscales des pays en développement contre 9% dans les pays de l’OCDE. Cette taxe présente pourtant des caractéristiques intéressantes, étant basée sur une assiette observable (un bien immobilier), ce qui la rend plus facile à administrer que les taxes sur des revenus ou profits difficiles à observer dans les contextes où le secteur informel est important. Elle a aussiun fort potentiel redistributif car elle cible les propriétaires fonciers qui sont en général relativement aisés. Enfin, à Dakar, comme dans beaucoup de villes, elle sert à financer les administrations locales, et donc des services locaux qui peuvent directement bénéficier aux citoyens.
Au Sénégal, si tous les propriétaires fonciers sont assujettis à une taxe foncière (5% de la valeur locative annuelle de la propriété), une enquête approfondie menée par l’équipe projet a révélé un taux de recouvrement d’à peu près 10% seulement, en raison de contraintes structurelles (plan cadastral incomplet, absence d’un système d’adressage harmonisé, ressources limitées de l’administration, valeurs des propriétés enregistrées obsolètes).
Fort de ce constat, l'administration fiscale sénégalaise, la Direction Générale des Impôts et Domaines du Sénégal (DGID), en partenariat avec l’Ecole d’Economie de Paris, a engagé une modernisation de la taxe foncière à travers la création en 2018 du Projet d’Amélioration de la Gestion des Contributions Foncières (PAGCF) avec le soutien financier de l’Economic Development and Institutions, l’International Growth Center, l’International Center for Taxation and Development et J-PAL Digifi puis un stade 2 du FID.

L’innovation consiste en la mise en place d’un nouveau système de gestion de la taxe foncière à Dakar, basé sur deux composantes technologiques. D’une part, la création d’une application web et mobile couvrant toutes les étapes de la chaîne fiscale avec des agents équipés de tablettes conduisant un recensement exhaustif des propriétés de Dakar afin d’élargir au maximum l’assiette fiscale. D’autre part, la conception d’une formule d'évaluation immobilière plus fiable, équitable et transparente reposant sur des caractéristiques observables du bien et des données satellites de la surface bâtie.
L’initiative a bénéficié d’un premier soutien du FID pour mener une évaluation d’impact couvrant 194 sections cadastrales et 83 360 parcelles, afin d’en comparer les avantages et limites. L’enquête a démontré que le statu quo générait des pertes fiscales pour l’État et compromettait l’équité fiscale, tant horizontale que verticale. Tandis que la méthode innovante portée par le PAGCF corrigeait ces iniquités, avec un potentiel substantiel en matière d’augmentation des recettes de taxe foncière, ainsi que des gains en termes de coût-efficacité et de répartition équitable.
Sur la base de ces résultats prometteurs, le Ministère de l’Economie et des Finances a décidé de passer la méthode et sa formule à l’échelle nationale. Le nouveau financement PIPP du FID doit permettre au PAGCF de soutenir le déploiement pour les années 2026-2028 et la transmission de la méthodologie utilisée à la DGID à travers 5 axes d’accompagnement :

Entre décembre 2022 et novembre 2025, le FID a soutenu une évaluation d’impact par essai contrôlé randomisé (RCT) dont les résultats ont constitué la base de ce passage à l’échelle :
L’ambition de l’intervention consiste à conjuguer le renforcement des capacités administratives en matière de justice fiscale à la bonne gouvernance, afin d’ainsi contribuer à de meilleurs services publics et à une réduction de la pauvreté. La démarche repose sur 4 dimensions déjà partiellement démontrées, dont le PIPP vise à pérenniser la démarche :
Projets
Les projets financés par le FID
Découvrir tous les projets